Tout savoir sur le private equity (ou capital investissement)

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Le capital investissement est une opération consistant à prendre des parts dans le capital d’une société avec un objectif : réaliser une plus-value lors de la revente dans un délai de 4 à 7 ans. Outil de diversification du patrimoine, le private equity permet de soutenir le développement des TPE et PME, qu’elles soient françaises ou étrangères.

Ces fonds d’investissement génèrent une baisse de l'impôt sur le revenu ou la fortune, mais en contrepartie, le capital investissement induit une certaine prise de risque et un blocage d'épargne. Définition, fonctionnement et analyse des différents types de fonds, on vous explique tout en détail.

Qu’est-ce qu’un fond de private equity ou capital investissement ?

Il s’agit d’un placement collectif qui permet de prendre une participation dans une société non cotée en bourse. L’intervention est ponctuelle et limitée dans le temps. L’investissement peut intervenir à tout moment : de la création au développement de l’entreprise, jusqu’à sa cession. Il existe plusieurs formes de private equity comme le capital développement, le capital risque, le capital transmission et encore le capital retournement.

Il est ainsi possible d’investir à différents moments du développement d’une entreprise :

  • Seed Capital : cet investissement se fera avant ou au démarrage de la société, par exemple lorsqu’un nouveau produit sera mis sur le marché ;
  • Start-up Capital : il interviendra juste après la création de la société pour l’aider à décoller et à développer ses flux de trésorerie ;
  • Capital Développement : quand l’entreprise est mature, on fera appel à ce type d’investissements afin de soutenir sa croissance et poursuivre son développement (augmenter ses capacités de production, développer des produits supplémentaires, etc.) ;
  • Capital Transmission : le capital est injecté lors de la cession de l’entreprise.

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Comment fonctionne un private equity, ou capital investissement ?

Le capital investissement peut être mis en œuvre par différents investisseurs : des sociétés de capital risque, des fonds de capital risque ou des personnes physiques appelés aussi business angels. Ces derniers sont des particuliers, souvent issus du monde des affaires, engageant leurs fonds propres comme un investissement.

À lire aussi : Comment faire appel à des business angels pour financer son projet

Comment souscrire ?

Il existe en général une période donnée pour pouvoir souscrire au private equity. Celle-ci est assez courte, allant de quelques mois à 2 ans. Dans le cas d’investisseurs professionnels, les appels de fonds peuvent ainsi être échelonnés sur toute la période de souscription, car l’investissement demandé est très élevé.

Pour les autres catégories d'investisseurs, la souscription se fera en une seule fois lors de la levée des capitaux. Il est possible de se porter acquéreur de parts en dehors des périodes de souscription, à condition que l’on trouve un vendeur sur le marché secondaire.

Quel investissement ?

La société gérant le fonds va rechercher les entreprises les plus à même de faire partie du capital investissement, en les sélectionnant selon des critères précis. La décision d’investir dans une entreprise se base sur leur business plan de 3 ans. Une attention particulière sera portée à l’expérience du créateur de l’entreprise, à l’innovation qu'offrent les produits ou encore le potentiel identifié sur le marché.

À lire aussi : Comment faire pour créer un bon business plan ?

La pré-liquidation

C’est une phase de préparation à la cession de parts des entreprises du portefeuille, permettant de réduire la durée de liquidation. Cette étape est facultative. Cette première phase de pré-liquidation du fonds doit être signifiée par courrier. À ce stade, il n’est plus possible pour le gérant du fonds de procéder à des investissements dans de nouvelles entreprises.

La dissolution

Lorsque le fonds arrive à son terme, la société de gestion procède alors à sa dissolution. L’AMF doit donner son autorisation pour la dissolution du capital investissement. Elle dispose d’un délai de 8 jours pour notifier sa décision d’agrément. Les actifs peuvent être distribués aux investisseurs, mais les rachats de parts ne sont plus possibles.

La liquidation

Ces opérations sont confiées à un liquidateur qui procèdera au remboursement et à la distribution des dividendes et plus-values.

Un rapport sur les conditions de liquidation est établi par un commissaire aux comptes et doit être consultable par tous les porteurs de parts.

Les risques liés au private equity

Il faut être conscient que le private equity nécessite d’investir seulement des sommes qui peuvent être immobilisées sur le long terme. Il convient de bien analyser les risques, en particulier :

  • La perte en capital : on peut ne récupérer qu’une partie du capital que l’on a investi ;
  • Le risque d’illiquidité : les fonds sont bloqués pour la période du fonds et parfois plus si la société de gestion n’arrive pas à céder les actifs détenus par le fonds. Il est toutefois possible d’exiger la liquidation des FCPR dans un délai d’un an après la demande de remboursement. Cette disposition est un garde-fou permettant de protéger l’investisseur.
  • Les frais importants à l’entrée, pendant la durée de vie et à la sortie et viennent réduire la rentabilité de l’investissement. Il est important de bien lire le règlement du fonds et le DICI Document d’information clé pour l’investisseur.

Les facteurs de risque, la politique d’investissement et les frais y sont regroupés sous forme de tableau.

Les différents types de fonds en private equity

On trouve différents fonds de capital investissement, ils peuvent être privés ou semi-publics. Les domaines concernés sont divers et certains fonds sont parfois spécialisés dans un domaine d’activité très précis (par exemple : les technologies).

FCPR

Les FCPR ou Fonds Communs de Placement à Risques sont des titres d’entreprises non cotées en bourse. Comprenant un minimum de 50% de valeurs mobilières, qui ne peuvent pas être négociées sur le marché, ou de parts de sociétés à responsabilité limitée. 15% de ces placements sont obligatoirement des avances de compte courant.

FCPI

Dans le cas des FCPI ou Fonds Communs de Placement dans l’Innovation, l’investissement est placé sous forme de titres auprès de sociétés innovantes non cotées en bourse à hauteur minimum de 70%. Ces opérations se font généralement sur fonds propres, dans des entreprises en cours de création ou des sociétés innovantes.

FIP

Les Fonds d’Investissement de Proximité sont des FCPR qui visent l’investissement de proximité à dominante régionale, dans des PME exerçant sur un territoire en particulier.

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Comment entrer et sortir d’un private equity ?

L’entrée dans un private equity se fait lors de la période de souscription, d’une durée propre à chaque fonds. L’entrée au capital se fera de manière échelonnée ou en une seule fois, selon la somme investie. Les avoirs de capital investissement sont bloqués sur la durée de vie du fonds.

Pour sortir d’un private equity, les porteurs de parts des FCPR peuvent demander le rachat de leurs parts à la fin de celui-ci. Un calendrier contenant les échéances à respecter est prévu dès le démarrage du fonds.

La sortie peut s’effectuer de deux manières :

  • la cession de gré à gré : les parts sont rachetées par la société ou d’autres acteurs souhaitant investir dans le capital de l’entreprise ;
  • l’introduction en bourse : lorsque la société s’est assez développée pour prétendre à une entrée en bourse, la plus-value sera décuplée pour les investisseurs.

Comment fonctionne un private equity ?

La place du private equity dans le financement de l’économie

Le capital investissement ou private equity permet de renforcer le potentiel de croissance d’un pays en favorisant l’investissement dans ses jeunes sociétés.

Les investissements faits dans le cadre du private equity permettent de :

  • promouvoir l’innovation ;
  • d’encourager les investissements, tout en soutenant le renouvellement de l’économie ;
  • de faire accéder les sociétés à des volumes de financement intéressants ;
  • de leur laisser le temps de se développer et de grandir.

Avec une vocation sociale, le capital investissement offre la possibilité à des sociétés de bénéficier des fonds nécessaires à leur développement et de concrétiser leurs projets, alors qu’ils n’ont pas obtenu le financement pour le faire.

Le Capital Risque est une excellente façon de financer l’innovation et de combler les besoins en recherche et développement. Ces secteurs, ultra-concurrentiels au niveau mondial, vont profiter de l’apport en capitaux pour booster leur croissance et leur productivité.

Le rôle d’une banque d’investissement dans le private equity

Les banques ont été le seul moyen de financer des projets pendant de nombreuses années. En fixant les taux d’intérêts et la somme empruntée, elles rendent difficile l’accès aux capitaux pour les petites et moyennes entreprises.

En tant qu’intervenant actif, les fonds de capital investissement participent, grâce à un apport de fonds propres, au développement de sociétés. Contrairement aux banques, la durée de financement est variable et la plus-value volatile.

La banque est considérée comme un intervenant passif, car elle octroie des prêts dont la durée est fixée dès le départ. Le retour sur investissement est connu à l’avance et la prise de risques mesurée, puisque tout est étudié en amont.

Qui sont les investisseurs dans le private equity ?

Les investisseurs en capital investissement sont de plusieurs sortes, il peut s’agir :

  • de business angels : une personne physique fait un investissement dans une entreprise à fort potentiel ;
  • de fonds de capital investissement : opéré par une société de gestion, c’est un véhicule financier qui ne dispose pas de personnalité juridique ;
  • de sociétés de capital risque : avec différents statuts (SA, SAS, etc.), elles investissent en bénéficiant d’un régime fiscal particulier.

Comment se rémunère un fonds de private equity ?

En acquérant des parts au capital social des entreprises dans lesquelles il investit, le private equity se rémunère grâce aux bénéfices engrangés. Lors de la revente, les parts acquises sont revendues à d’autres sociétés, ce qui est très lucratif pour le fonds. Il est également probable que, grâce à un apport soutenu en capitaux et en conseils stratégiques, l’entreprise se soit développée et puisse être introduite en Bourse.

Le capital investissement apparaît comme étant une bonne option pour le financement d’une startup ou d’une entreprise en manque de capitaux. En leur permettant de se financer dès le démarrage, leur développement ou en les aidant lors de leur cession, le capital investissement accroît les chances des sociétés dans lesquelles il investit de se développer au mieux. C’est aussi une vraie chance pour les investisseurs de miser sur LA société qui saura accroître ses bénéfices et leur permettra de dégager une plus-value intéressante.

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