Meilleur placement de trésorerie d'entreprise : guide et comparatif 2026


Trouver le meilleur placement de trésorerie d'entreprise est devenu un enjeu stratégique pour les DAF et trésoriers de PME et ETI. Dans un contexte de taux qui reste plus favorable qu'il y a quelques années, laisser un excédent dormir sur un compte courant non rémunéré revient à en accepter l'érosion progressive par l'inflation, plutôt que de le faire fructifier.
Encore faut-il choisir le bon support : les options sont nombreuses (comptes à terme, contrats de capitalisation, SCPI, comptes-titres, produits structurés...) et chacune répond à un couple rendement/risque/liquidité différent. La fiscalité applicable, selon que votre société relève de l'impôt sur les sociétés (IS) ou de l'impôt sur le revenu (IR), vient encore complexifier l'arbitrage.
Ce guide vous accompagne pas à pas : comment identifier votre excédent réel, comment choisir un placement selon votre horizon d'investissement, les solutions court terme et moyen/long terme disponibles, le cas particulier des holdings, la fiscalité applicable, et un comparatif actualisé des meilleurs placements de trésorerie en 2026.
1. Qu'est-ce qu'un placement de trésorerie d'entreprise ?
Un placement de trésorerie d'entreprise consiste à investir l'excédent de liquidités d'une société dans un support financier rémunéré, plutôt que de le laisser inactif sur un compte courant non rémunéré. Il permet de générer des produits financiers tout en préservant, selon le support choisi, un accès plus ou moins rapide au capital investi.
La trésorerie d'une entreprise correspond à l'ensemble des liquidités disponibles pour faire face à ses engagements financiers immédiats. Une fois le besoin en fonds de roulement (BFR) couvert et une épargne de précaution constituée, l'excédent restant peut être placé pour améliorer la rentabilité globale de l'entreprise, plutôt que de subir une érosion progressive de sa valeur liée à l'inflation.
Le choix du placement dépend de deux critères principaux :
- •
Le niveau de disponibilité souhaité : à quelle échéance ces fonds devront-ils redevenir mobilisables pour l'exploitation ?
- •
Le niveau de risque accepté : capital garanti ou exposition, même partielle, aux marchés financiers ?
Ces deux critères, combinés à la fiscalité applicable selon le régime d'imposition de la société (IS ou IR), déterminent l'univers des solutions pertinentes, qui sont détaillées dans les sections suivantes de ce guide.
2. Comment placer la trésorerie de votre entreprise ? Choisir selon l'horizon
2.1. Identifier votre excédent de trésorerie réel
Avant de placer un euro, il faut savoir avec certitude ce qui constitue un véritable excédent, c'est-à-dire une somme qui ne sera pas nécessaire à l'exploitation dans les mois qui viennent. Sans cette étape, le risque est double : sur-sécuriser un matelas de trésorerie trop important par manque de visibilité (et donc perdre du rendement), ou au contraire immobiliser des fonds dont l'entreprise aura besoin à court terme.
C'est là qu'un prévisionnel de trésorerie fiable prend toute son importance. En consolidant vos entrées et sorties prévisionnelles (encaissements clients, échéances fournisseurs, salaires, remboursements d'emprunts) sur un horizon glissant (généralement à 12 mois), il permet d'objectiver le montant réellement disponible pour un placement, plutôt que de se fier à une estimation approximative du solde bancaire instantané.
2.2. Définir votre horizon d'investissement
L'horizon de placement correspond à la durée pendant laquelle votre entreprise peut se passer de ces fonds sans compromettre son exploitation.
En gestion de trésorerie B2B, cet horizon n'est pas une intuition : il découle directement de vos trois horizons de prévisibilité budgétaire. Selon la maturité de votre visibilité, vos excédents se répartissent en trois poches distinctes.
2.2.1. L'excédent d'exploitation (horizon quotidien)
Ce cash est indispensable pour sécuriser les fins de mois (salaires, charges, fournisseurs). Il correspond à votre visibilité à très court terme, de 0 à 2 semaines. La stratégie est ici sans ambiguïté : aucun placement, la priorité absolue restant la liquidité immédiate. Ces fonds doivent rester sur vos comptes courants ou sur des comptes professionnels rémunérés à vue, pour absorber les flux quotidiens.
2.2.2. L'excédent tactique (horizon Prévision 13 semaines)
Votre Prévision 13 semaines (le prévisionnel glissant à horizon court terme) montre un niveau de cash systématiquement supérieur à votre matelas de sécurité, malgré les variations du BFR ou la saisonnalité. La stratégie consiste alors à privilégier le court terme (maturité inférieure à 1 an), pour capter les taux du marché monétaire (proches de l'€STR) sans bloquer le cash au-delà du trimestre. Les supports adaptés : comptes à terme (CAT) de 1 à 6 mois, fonds monétaires (OPCVM) ou NEU-CP pour les tickets supérieurs à 150 000 €.
2.2.3. L'excédent structurel (horizon mensuel et stratégique)
Vos simulations budgétaires à long terme confirment qu'une poche de cash ne sera jamais sollicitée par l'exploitation, les investissements (CAPEX) ou le remboursement de la dette avant plusieurs années. La stratégie devient alors moyen/long terme (2 à 5 ans et plus) : votre entreprise peut accepter une baisse de liquidité ou une volatilité maîtrisée pour faire fructifier ses réserves face à l'inflation. Les supports adaptés : contrats de capitalisation, comptes-titres ordinaires (CTO) ou SCPI de rendement (pierre-papier).
2.2.4. Évaluer votre tolérance au risque
Chaque entreprise a une capacité différente à absorber une perte en capital ou une indisponibilité des fonds, selon sa situation financière, sa structure d'actionnariat et ses obligations juridiques. Certaines sociétés excluent d'ailleurs statutairement les placements risqués ; d'autres disposent d'une trésorerie stable et récurrente qui autorise une prise de risque mesurée.
Trois critères doivent être analysés conjointement pour chaque produit envisagé : le risque de perte en capital, le niveau de rendement attendu, et le degré de liquidité (délai et conditions de sortie). C'est l'équilibre entre ces trois dimensions qui oriente la stratégie d'investissement finale, plus que la recherche isolée du rendement le plus élevé.
Cette tolérance au risque ne doit pas rester une intuition partagée oralement entre le trésorier et la direction financière. Elle gagne à être formalisée dans une politique de placements écrite, approuvée par le conseil d'administration, qui précise les seuils de notation de crédit acceptés pour chaque contrepartie bancaire, les instruments et durées autorisés, ainsi que les personnes habilitées à engager des placements. Cette politique doit être réévaluée régulièrement, notamment pour intégrer les évolutions de notation des établissements teneurs de compte et les changements de stratégie de l'entreprise, comme la perte d'un client majeur ou une levée de fonds (source : ebook Agicap "Guide : stratégies de placements de trésorerie"). Au-delà de la conformité, cette formalisation sécurise le trésorier dans ses arbitrages et donne au conseil d'administration une visibilité claire sur le niveau de risque réellement pris.
Pour vous aider à structurer cette politique et diversifier vos placements étape par étape, téléchargez notre guide complet.
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3. Placement de trésorerie d'entreprise à court terme : les solutions sécurisées
L'optimisation des excédents à horizon de quelques semaines à quelques mois répond à un objectif principal : valoriser le cash sans jamais bloquer les flux nécessaires à l'exploitation courante. Pour y parvenir, l'enjeu consiste à sélectionner le meilleur placement à court terme pour une entreprise en fonction de vos contraintes de liquidité.
3.1. Le compte à terme (CAT), la référence du placement de trésorerie en banque
Le CAT est le placement le plus utilisé par les entreprises pour leur trésorerie excédentaire, y compris pour un placement de trésorerie en banque classique. Le principe est simple : vous bloquez une somme sur une durée déterminée (de 1 mois à 5 ans), en échange d'un taux d'intérêt fixe connu à l'avance et d'un capital garanti.
Selon la Banque de France , le taux moyen des nouveaux dépôts à terme des sociétés non financières s'établissait à 2,12 % pour les durées inférieures à 2 ans et 2,67 % pour les durées supérieures, en février 2026.
Le CAT présente un avantage de simplicité : aucune compétence financière particulière n'est requise, et les fonds sont couverts par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) à hauteur de 100 000 € par entreprise et par établissement bancaire. Sa principale contrainte réside dans l'indisponibilité du capital : un rachat anticipé entraîne généralement des pénalités sur les intérêts, voire la clôture automatique du compte.
3.2. Les comptes professionnels rémunérés
Le compte professionnel rémunéré (ou livret pro) permet de placer un excédent tout en conservant une disponibilité immédiate des fonds, contrairement au compte à terme. Cette souplesse a un coût : le rendement reste structurellement inférieur à celui d'un CAT, puisque les fonds ne sont jamais bloqués.
À titre d'exemple, le Livret Excédent Pro du Crédit Agricole affiche un taux de 1 % brut, une rémunération représentative de l'ordre de grandeur généralement observé sur ce type de produit à capital garanti, qui oscille entre 1 % et 2,5 % brut selon les établissements.
Cette solution convient particulièrement au stationnement temporaire d'un flux de trésorerie non encore affecté, en attendant un arbitrage définitif basé sur votre prévisionnel de trésorerie.
3.3. Les bons du Trésor (BTF)
Les Bons du Trésor à taux fixe (BTF) sont des titres de dette à court terme, d'une maturité maximale d'un an, émis exclusivement par l'État français. Ils constituent une créance sur l'État et sont, à ce titre, considérés comme l'un des placements les plus sûrs et sans risque de crédit du marché.
Leur souscription en direct est traditionnellement réservée aux banques, aux collectivités locales et aux grands institutionnels, ce qui en limite l'accès pour une PME ou une ETI. Les entreprises y accèdent donc le plus souvent indirectement, via des OPCVM monétaires (fonds monétaires) qui en détiennent dans leur portefeuille et répliquent la performance de l'€STR.
3.4. Les titres de créance négociables (TCN) et NEU-CP
Les titres de créance négociables (TCN) permettent aux directions financières d'investir leurs excédents sur le marché monétaire à court et moyen terme. Ils se divisent en deux grandes catégories : les NEU-CP (Negotiable European Commercial Paper, à court terme de moins d'un an) et les NEU-MTN (à moyen terme).
Les NEU-CP sont émis par des banques ou des grandes entreprises pour se financer. Le montant minimal d'investissement est fixé par la Banque de France à 150 000 €, ce qui réserve ce placement aux entreprises disposant d'excédents significatifs. L'accès à ce marché de gré à gré nécessite obligatoirement l'intermédiation d'une banque spécialisée ou d'un courtier en placement de trésorerie.
4. Les solutions de diversification moyen/long terme
4.1. Le contrat de capitalisation
Le contrat de capitalisation souscrit par une société est une enveloppe flexible donnant accès à un fonds en euros (capital garanti) ainsi qu'à des supports plus dynamiques en unités de compte (UC).
Sa fiscalité est spécifique pour les personnes morales soumises à l'impôt sur les sociétés (IS). Conformément au régime des primes de remboursement défini par l'article 238 septies E du Code général des impôts, la société subit une imposition à chaque clôture d'exercice, même sans effectuer de rachat.
L'assiette imposable est calculée de manière forfaitaire : elle est égale aux versements nets multipliés par 105 % du TME (Taux Moyen d'Emprunt d'État), calculé et publié mensuellement par la Banque de France, en vigueur au jour de la souscription du contrat. Une régularisation définitive intervient ensuite lors du rachat en fonction de la performance réellement constatée par l'assureur.
4.2. Les SCPI et OPCI
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) et OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) permettent d'investir indirectement dans l'immobilier professionnel (bureaux, logistique, santé), sans les contraintes de gestion d'un bien en direct.
Selon l'ASPIM, le taux de distribution moyen des SCPI s'est établi à 4,91 % en 2025 (en progression par rapport à 4,72 % en 2024), avec des performances allant de 4,2 % pour le résidentiel jusqu'à 6 % pour les SCPI diversifiées.
Pour optimiser le traitement comptable, les directions financières privilégient souvent l'acquisition de l'usufruit temporaire de parts de SCPI, permettant de bénéficier de revenus élevés tout en pratiquant un amortissement comptable qui réduit l'impact fiscal (l'investisseur en nue-propriété percevant en contrepartie une décote à l'achat sans percevoir de revenus pendant la période de démembrement). Ces supports s'accompagnent d'un risque de perte en capital et d'une liquidité plus limitée (comptez plusieurs mois pour la revente de parts de SCPI).
4.3. Le compte-titres ordinaire (CTO) et produits structurés
Le compte-titres ordinaire (CTO) donne accès à un large univers d'actifs cotés (actions, obligations, ETF, fonds de private equity), offrant un potentiel de performance supérieur sur le long terme en contrepartie d'une volatilité élevée.
Attention au traitement comptable : pour une personne morale soumise à l'IS, les lignes d'OPCVM ou d'ETF détenues dans le compte-titres doivent généralement être évaluées à leur valeur liquidative en fin d'exercice, ce qui peut générer une imposition sur des plus-values non encore réalisées. (mécanisme à faire confirmer par votre expert-comptable avant publication, la référence légale précise n'ayant pas pu être vérifiée avec certitude)
Les produits structurés (ou fonds à formule) intégrés au CTO combinent plusieurs instruments financiers pour borner la performance ou offrir une protection du capital à l'échéance (partielle ou totale). Ils s'adressent aux entreprises disposant d'une trésorerie excédentaire stable sur 3 à 8 ans.
4.4. Le crowdfunding
Le financement participatif (crowdfunding) permet à une entreprise de prêter des fonds, sous forme d'obligations à court/moyen terme, à d'autres sociétés en contrepartie d'intérêts réguliers.
Le rendement attendu est généralement plus élevé, entre 3 % et 10 % brut selon le projet, mais le risque de défaut de paiement de l'emprunteur est réel, et les fonds investis restent bloqués jusqu'à l'échéance (durée de 12 à 48 mois selon les plateformes).
5. Placement de trésorerie pour holding : le cas particulier
4.1. Centraliser avant de placer : le rôle du cash pooling
Pour un groupe multi-entités, la première étape indispensable avant tout placement consiste à centraliser la trésorerie de l'ensemble des filiales. Le cash pooling (ou centralisation de trésorerie) permet de consolider les positions bancaires de plusieurs sociétés d'un même groupe. Cette pratique permet d'éviter les découverts locaux coûteux tout en dégageant un excédent consolidé significatif, plus facilement mobilisable sur des supports de placement à fort ticket d'entrée.
Sur le plan juridique, cette gestion centralisée est encadrée par une convention de cash pooling et s'appuie sur la dérogation au monopole bancaire prévue par l'article L. 511-7 du Code monétaire et financier pour les entreprises unies par des liens de capital. Sans cette centralisation, une holding risque de sous-exploiter sa trésorerie en laissant des excédents dispersés sur plusieurs comptes de filiales, trop faibles individuellement pour être arbitrés efficacement.
4.2. Le contrat de capitalisation, support privilégié des holdings patrimoniales
Le contrat de capitalisation est particulièrement adapté aux structures de groupe, à condition que la société justifie d'une activité économique réelle ou d'un statut de holding animatrice (les structures purement passives étant généralement exclues par les règles de conformité des assureurs). Sa fiscalité à l'IS, ses larges possibilités de diversification et sa liquidité sous 30 jours en font un véhicule de choix pour loger la trésorerie structurelle d'un groupe.
Certaines stratégies patrimoniales avancées, comme le démembrement de l'usufruit temporaire sur des parts de SCPI, permettent à la holding d'optimiser son compte de résultat. Elle perçoit les revenus de la pierre-papier tout en pratiquant un amortissement comptable qui gomme l'impact de l'impôt sur les sociétés. Ce type de montage à forte valeur ajoutée doit toutefois être validé en amont avec votre expert-comptable ou votre courtier en placement de trésorerie.
5. Fiscalité du placement de trésorerie : IS ou IR ?
5.1. Le régime de l'impôt sur les sociétés (IS)
Pour une société soumise à l'impôt sur les sociétés (IS), les produits financiers (intérêts courus, dividendes, plus-values réelles ou latentes) sont par principe intégrés au résultat fiscal ordinaire. Ils sont imposés au taux de droit commun, soit :
- •
15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice imposable pour les PME éligibles (critères de chiffre d'affaires et de détention du capital) ;
- •
25 % au-delà de ce seuil de 42 500 €.
Le rendement net d'un placement de trésorerie doit donc systématiquement être apprécié après application de cette fiscalité.
De plus, le trésorier doit anticiper un éventuel décalage de trésorerie : certains supports de diversification imposent la réévaluation à la valeur vénale à la clôture de l'exercice, ce qui signifie que l'entreprise paiera de l'IS sur des plus-values latentes (gains non encore encaissés), impactant ainsi le BFR fiscal de l'année.
5.2. Le régime de l'impôt sur le revenu (IR) pour les sociétés de personnes
Pour une structure relevant du régime des sociétés de personnes (comme une SARL de famille, une SNC ou une SCI à l'IR), la société bénéficie d'une transparence fiscale. Les revenus de placements ne sont pas taxés au niveau de l'entreprise, mais sont imposés directement entre les mains des associés, au prorata de leurs parts sociales.
- •
Si l'associé est une personne morale soumise à l'IS, sa quote-part de profit intègre son propre résultat à l'IS (15 % ou 25 %).
- •
Si l'associé est une personne physique, ces gains sont généralement imposés au titre des revenus de capitaux mobiliers (RCM). Ils subissent par défaut le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), ou flat tax, au taux global de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1er janvier 2026, contre 30 % auparavant), sauf option globale pour le barème progressif de l'impôt.
6. Taux des placements de trésorerie d'entreprise en 2026 : tableau comparatif
6.1. Tableau comparatif (horizon, rendement, risque, liquidité)
Placement | Horizon conseillé | Rendement indicatif (2026) | Risque en capital | Niveau de liquidité |
|---|---|---|---|---|
Compte à terme (CAT) | 1 mois à 5 ans | 2,12 % (< 2 ans) à 2,67 % (> 2 ans) brut (Banque de France, fév. 2026) | Nul (Capital garanti par le FGDR) | Bloquée (pénalités en cas de sortie anticipée) |
Compte professionnel rémunéré | Immédiat (À vue) | 1 % à 2,5 % brut (Crédit Agricole, Les Clés de la Banque) | Nul (Capital garanti) | Immédiate (Fonds disponibles sous 24h) |
Bons du Trésor (BTF) | Jusqu'à 1 an | Variable, proche de l'€STR (accès via OPCVM monétaires) | Quasi nul (Créance sur l'État français) | Excellente (Rachat quotidien des parts) |
TCN / NEU-CP | Jusqu'à 1 an | Aligné sur le marché monétaire (ticket min. 150 000 €) | Très faible à modéré (Selon la note de l'émetteur) | Bonne (Marché de gré à gré via courtier ou banque) |
Contrat de capitalisation | Plus de 4 ans | Fonds euros : garanti / Unités de compte : variable | Nul sur le fonds en euros, réel sur les UC | Bonne (Rachat généralement possible sous 30 jours) |
SCPI (Pierre-papier) | Plus de 8 ans | 4,91 % en moyenne au titre de 2025 (Source : ASPIM) | Modéré à élevé (Lié au marché immobilier) | Faible (Délais de revente de plusieurs mois) |
OPCI | Plus de 4 ans | Variable selon la composition du fonds | Modéré à élevé (Actions, obligations et immobilier) | Moyenne (Sortie sous quelques jours à 15 jours) |
Compte-titres (CTO) / Produits structurés | Plus de 8 ans | Variable selon l'allocation et les marchés financiers | Élevé (Exposition à la volatilité des marchés) | Excellente pour les actifs cotés (vente en 1 clic) |
Crowdfunding / Crowdlending | 12 à 48 mois | 6 % à 10 % brut selon la grille de risque des projets | Élevé (Risque de défaut de l'emprunteur) | Nulle (Fonds strictement bloqués jusqu'à l'échéance) |
6.2. Ce que montre l'exemple du groupe OCEA
Chez OCEA, groupe utilisateur d'Agicap, Nihal Atasay, responsable de la comptabilité et de la consolidation, témoigne d'une augmentation de 30 % des revenus financiers générés par les placements de trésorerie du groupe. Cette performance a été rendue possible grâce à une meilleure visibilité sur les excédents disponibles (source : ebook Agicap "CFOs Treasury Priorities").
Cet exemple de terrain illustre concrètement le lien direct entre la fiabilisation du prévisionnel de trésorerie et l'optimisation des décisions d'arbitrage, bien loin d'une simple recherche aveugle du produit financier le plus rémunérateur.
6.3. Anticiper ses excédents avant de les placer, avec Agicap
Choisir le meilleur placement de trésorerie d'entreprise ne se résume pas à comparer des grilles de taux : encore faut-il identifier, avec une certitude absolue, le montant réellement disponible pour investir sans fragiliser l'exploitation courante ni dégrader votre BFR.
C'est précisément ce que permet un prévisionnel de trésorerie fiable, construit de manière automatisée à partir de vos données bancaires et de vos outils de gestion comptable ou ERP consolidés en temps réel.
Avec le module Gestion des placements d'Agicap, vous pilotez l'ensemble de vos enveloppes d'investissement (rendements, maturités, frais, fiscalité) sur une seule et même interface, en lien direct avec vos courbes de prévisions de cash à court et long terme. Vous sécurisez ainsi vos allocations financières sur la base de votre excédent réel, et non d'une estimation approximative.
L'écart peut être significatif. À titre d'illustration, pour une poche de trésorerie de même montant placée à 3,5 % sur 5 mois, une approche empirique ou un prévisionnel tenu manuellement sur Excel conduit généralement à surdimensionner le matelas de sécurité par prudence, ce qui limite le rendement généré à environ 30 000 €. Avec un prévisionnel fiabilisé par l'agrégation des données bancaires, comptables et budgétaires, permettant d'ajuster en temps réel le point bas de trésorerie, ce même rendement peut atteindre 50 000 € (source : ebook Agicap "Guide : stratégies de placements de trésorerie"). Ces montants restent des exemples illustratifs et dépendent naturellement du profil de trésorerie de chaque entreprise.
Vous sécurisez ainsi vos allocations financières sur la base de votre excédent réel, et non d'une estimation approximative.

FAQ sur les placements de trésorerie pour les DAF
Quel est le meilleur placement pour la trésorerie d'une entreprise ?
Il n'existe pas de solution universelle. Le choix du support dépend de trois critères : l'horizon de placement, le niveau de risque accepté et le régime fiscal de la société (IS ou IR).
Pour un excédent mobilisable sous 2 ans, le compte à terme (CAT) ou les OPCVM monétaires restent les options les plus sécurisées.
Pour un horizon supérieur à 4 ou 5 ans, le contrat de capitalisation ou les SCPI de rendement offrent de meilleures perspectives de performance face à l'inflation, en contrepartie d'un blocage partiel des fonds ou d'un risque de perte en capital.
Où placer 100 000 € de trésorerie d'entreprise ?
Pour un montant de 100 000 €, la priorité doit être donnée à la sécurité absolue. À ce niveau d'excédent :
Le CAT est idéal car l'intégralité de la somme est couverte par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR), dont le plafond est fixé à 100 000 € par établissement.
Si votre prévisionnel de trésorerie montre qu'une partie de ces 100 000 € est un excédent structurel de long terme, vous pouvez envisager de verser une poche minoritaire sur un contrat de capitalisation pour chercher du rendement via des unités de compte (UC).
Note technique : Ce montant est insuffisant pour accéder directement au marché monétaire des NEU-CP, qui exige un ticket d'entrée minimal de 150 000 €.
Où placer 500 000 € de trésorerie d'entreprise ?
Avec un excédent de 500 000 €, une stratégie de diversification multi-supports devient indispensable pour optimiser le rendement global tout en lissant les risques :
La poche court terme (0 à 12 mois) : Vous pouvez ventiler vos liquidités entre des comptes à terme (CAT) (en diversifiant les banques pour optimiser la garantie FGDR) ou souscrire des NEU-CP en direct sur le marché monétaire via un courtier en placement de trésorerie, puisque vous dépassez le seuil des 150 000 €.
La poche moyen/long terme (au-delà de 3 ans) : Vous pouvez allouer une partie du capital dans un contrat de capitalisation à l'IS ou acquérir l'usufruit temporaire de parts de SCPI pour bénéficier de rendements immobiliers tout en optimisant l'impact fiscal grâce à l'amortissement comptable. Une telle allocation doit être validée en amont avec votre expert-comptable ou votre conseiller.
Où placer la trésorerie excédentaire d'une ETI ?
Pour une Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI), les volumes de cash disponibles se chiffrent généralement en millions d'euros. La stratégie de placement quitte le cadre des produits bancaires standard pour devenir une gestion d'actifs sur-mesure :
La centralisation préalable : Avant tout arbitrage, l'ETI doit obligatoirement mettre en place un dispositif de cash pooling automatisé pour consolider la trésorerie de ses différentes filiales et optimiser ses lignes de financement.
Le marché monétaire de gré à gré : Pour la poche court terme, l'ETI achète des titres de créance négociables (TCN) comme les NEU-CP en direct sur le marché monétaire, ou des Bons du Trésor (BTF), par l'intermédiaire d'un courtier en placement de trésorerie.
La gestion sous mandat de long terme : Pour sa trésorerie structurelle, l'ETI ouvre un compte-titres ordinaire (CTO) dédié sous mandat de gestion pour investir dans des portefeuilles d'obligations d'entreprises (Corporate Bonds) en direct, des produits structurés sur-mesure ou des fonds de Private Equity (capital-investissement).
Quelle est la différence entre un compte à terme (CAT) et un fonds monétaire (OPCVM) ?
Ces deux supports phares de l'horizon tactique (court terme) répondent à des besoins différents en matière de flexibilité :
Le compte à terme (CAT) offre un taux d'intérêt fixe et un capital garanti, mais impose de bloquer les fonds sur une durée définie. Toute sortie anticipée déclenche des pénalités financières.
Les OPCVM monétaires (fonds monétaires) offrent une liquidité quotidienne parfaite et sans pénalité. Leur rendement n'est pas fixé à l'avance mais indexé sur l'€STR (le taux de l'argent au jour le jour en zone euro). Ils présentent un risque de perte en capital théorique, mais quasi nul en pratique.
L'arbitrage d'un trésorier consiste généralement à loger la poche de cash "très court terme" sur des fonds monétaires et à sécuriser la poche "3 à 12 mois" sur un CAT.




