Qu'est-ce que le goodwill ?

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Lors d’un projet d’acquisition d’entreprise ou de consolidation, vous aurez probablement à utiliser le goodwill comme outil. Son calcul est devenu un incontournable en cas de fusion ou d’achat. Utilisé par la majorité des analystes financiers pour évaluer une entreprise, le goodwill et ses différentes définitions vous paraissent peut-être un peu obscur.

Agicap vous éclaire sur les informations essentielles à connaître à propos du goodwill : de sa définition à son interprétation. Vous connaîtrez alors les bases à connaître sur cette méthode permettant d’évaluer la capacité d’une société à produire du cash-flow.

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Définition : Goodwill

Issu d’un terme anglais, le goodwill signifie en français “écart d’acquisition” ou encore “survaleur”. Le Goodwill correspond à un écart positif entre le prix d’acquisition et la juste valeur d’une société venant d’être acquise. L’écart doit être positif (goodwill). S’il est négatif, on empruntera plutôt le terme de badwill.

On parle de goodwill dans le cadre d’une acquisition ou d’une fusion de société. Il est alors intéressant pour les investisseurs de connaître la survaleur de l’entreprise afin de s’engager plus sereinement dans une transaction.

Le mode d’évaluation du goodwill doit se conformer aux normes comptables grâce à 2 formules qui diffèrent, il s’agit de la formule française et de la formule internationale.

L’ensemble des données du bilan de l’entreprise prennent une importance cruciale au moment du calcul. Cependant, d’autres critères peuvent y être ajoutés. Dans le cas de jeunes entreprises par exemple, qui n’ont pas encore une valeur bilantielle élevée, il faudra aussi prendre en compte des données telles que le savoir-faire, l’image de marque ou la valeur de la main d'œuvre. Ce sont des éléments importants à identifier, qui n’apparaissent pourtant pas sur le bilan comptable.

Comment calculer le goodwill ?

Le goodwill peut se calculer de deux manières. Selon la norme comptable IFRS 3, le goodwill est comptabilisé comme une immobilisation incorporelle. Après reconnaissance et réévaluation de la juste valeur des actifs de la société en cours d’acquisition, le goodwill aura une durée de vie indéfinie. La première formule est dite classique. Quant à la deuxième formule, elle servira à essayer de déduire le goodwill en prenant en compte la rentabilité souhaitée ou espérée.

* Formule de calcul du goodwill numéro 1 :

Valeur d'acquisition - quote-part des capitaux propres de l'acquéreur

En comptabilité et audit, on utilisera la formule suivante :

Coût d'acquisition des titres - quote-part de juste valeur des actifs et passifs identifiables (ou des titres acquis).

* Formule de calcul du goodwill numéro 2 :


Bénéfice espéré - (rentabilité x actif net comptable corrigé)


Où se trouve le goodwill dans le bilan ?

Le goodwill est un actif apparaissant dans le bilan comptable de la société du repreneur. D’après le plan comptable général, l’écart d’acquisition est donc à enregistrer en tant qu’immobilisation incorporelle. Il faudra de ce fait l’inclure au niveau de l’actif immobilisé du bilan (classe 2 : comptes d’immobilisation et sous-classe 0 : comptes globaux).

Comment interpréter le goodwill ?

De multiples éléments peuvent être utiles pour le calcul du goodwill. Étant donné que le goodwill mesure la valeur incorporelle de l’entreprise, il prendra en compte des facteurs qui ne sont pas identifiables à la seule lecture d’un bilan comptable. Il va notamment valoriser des éléments structurels qui ne peuvent pas être évalués financièrement, tels que :

  • la notoriété, l’image positive que renvoie l’entreprise ou la marque ;
  • un savoir-faire propre à cette société ;
  • la confiance des collaborateurs ;
  • le droit au bail.

Ce sont l’ensemble de ces éléments qui permettront de statuer sur la valeur de marché de l’entreprise. Ils vont indiquer de manière générale si l’investissement prévu lors d’une cession ou une reprise de société est positif et dans quelle mesure.

Pourquoi déprécier le goodwill ?

Il peut arriver qu’une entreprise décide de payer une somme supérieure à la valeur comptable pour l’acquisition. Lorsque l’actif diminue suite à l’achat, il va se produire un écart d’acquisition. On parlera alors de dépréciation du goodwill : c'est-à-dire une différence entre le montant payé et la valeur comptable réelle. Cette dépréciation représente parfois une partie non négligeable de la valeur nette d’une société.

C’est pour cela qu’il est nécessaire de tester la dépréciation de l’écart d’acquisition, afin de ne pas surestimer sa valeur nette. Une dépréciation trop importante de cet écart peut vouloir dire que l’entreprise n’a pas pris les bonnes décisions concernant ses investissements.

Normes françaises, IFRS, et Goodwill

Il existe des différences en termes de comptabilité concernant le traitement du goodwill selon les normes. Il s’agit de divergences entre le référentiel international et le référentiel français. On trouve 2 normes qui diffèrent : la norme française et la norme IFRS.

La nuance tient majoritairement dans le traitement des amortissements et des tests de dépréciation. Le référentiel IFRS est d’habitude considéré sur le plan international comme plus pertinent, mais la norme française à une approche intéressante à prendre en compte.

L’Autorité des Normes Comptable (ANC)

Le référentiel français, ou ANC, incorpore l’écart d’acquisition et les coûts liés à l’acquisition. Il peut s’agir par exemple d’honoraires de conseils juridiques. Ces frais seront alors considérés comme directement liés à l’acquisition et feront partie du coût en tant que montant supporté par l’acquéreur.

Dans le référentiel français, l’amortissement est seulement prévu en cas de durée limitée de l’écart d’acquisition. Lorsque cette durée d’utilisation n’est pas limitée, il faudra alors obligatoirement produire un nouveau test de dépréciation annuel.

La norme IFRS

La norme internationale IFRS part du principe de juste valeur. La durée du goodwill est illimitée, car il n’y a pas d’amortissement de prévu dans les textes. Un test de dépréciation annuel devra par contre être réalisé en cas de perte de valeur du goodwill.

Il est donc assimilé à un actif de l’entité acquise et son résultat ne sera affecté qu’en cas de perte de valeur. Les frais relatifs à l’acquisition ne feront pas partie de la juste valeur et seront simplement inclus en charges sur la période encourue.

Ce sont ainsi deux visions qui différencient les termes « goodwill» et « écart d’acquisition» , par les principes comptables auxquels ils font référence. Le principe de juste valeur est davantage mis en application dans le cas des IFRS.

Ils présentent par contre un risque de volatilité des états financiers plus important, car le goodwill ne sera pas amorti et la constatation de dépréciation sera irréversible en cas de perte de valeur. Les normes françaises ANC présentent quant à elles une approche plus vertueuse en ce qui concerne le suivi de l’écart d’acquisition.

Goodwill et gestion de trésorerie

Dans le cadre d’une acquisition ou d’une fusion d’entreprise, le goodwill devra être calculé et il deviendra alors un élément clé de votre transaction. Il est alors nécessaire d’avoir une vision d’ensemble de vos flux de trésorerie et de disposer d’éléments d’analyse clés.

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